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Bonjour,

Rectification : Erreur sur la direction artistique attribué à Alexi Thual, alors que c’est de mon travail qu’il s’agit !… En attendant et en espérant que l’erreur pourra être corrigé, je le signal sur ce post.

Les derniers jours du Disco, sur Arte,

Invraisemblable ! Révoltant ! homophobies, racismes, Guerre culturelle, marchés financiers, politiques etc… Comment du jour au lendemain tout peut s’effondrer… et heureusement renaitre sous une autre forme. La musique est invincible !

Avec en Voice : Grégory Laisné – Daniel Lafourcade – Corine Wellong – Pierre Pistorio – Géraldine Asselin – Mathieu Buscatto – Jean Baptiste Anoumon – Alexandre Donders – Laura Blanc

Studio : Telos Adaptation

Son : Laurent Cazot

Adaptation : Celeste Karlin

 

Résumé Arte :

Comment, après son irrésistible ascension, la vague disco a violemment reflué en 1980. Récit documenté d’une guerre culturelle complexe, qui a culminé au cours de la paroxystique et glaçante Disco Demolition Night.

C’est à partir de la sortie du film La fièvre du samedi soir en 1977 et de la travoltamania qu’il a déclenchée que le disco devient un phénomène de masse, omniprésent à la télévision et à la radio. Cette ascension fulgurante et planétaire suscite, à la fin des années 1970, un rejet tout aussi spectaculaire. Car ce nouveau genre éclipse la scène rock, provoquant la colère d’une partie du public. À l’instigation d’un célèbre DJ de l’époque, Steve Dahl, qui niera énergiquement plus tard toute intention xénophobe ou homophobe, les spectateurs sont invités à participer à une mise à feu de vinyles disco, le 12 juillet 1979, lors d’un important match de baseball retransmis à la télévision, au stade Comiskey, à Chicago. Cinquante mille rockeurs se rendent sur place, et après ce qui s’apparente clairement à un autodafé, envahissent le terrain. Le match tourne à l’émeute et la police est appelée à la rescousse. Médusés devant leur poste, des spectateurs afro-américains ou gays voient se déchaîner des jeunes hommes majoritairement blancs et hétérosexuels. « Cette haine et cette démolition, c’était un cauchemar pour beaucoup d’entre nous dans l’industrie, et pour ceux qui appréciaient cette musique« , confie la chanteuse noire Linda Clifford. Ce paroxysme sonne le glas du disco, qui se réinventera au cours de la décennie suivante à travers notamment la house music.

Une Amérique en crise
Au départ cantonné aux milieux underground afro-américains, LGBTQIA+ et à la jet set, le disco attire ensuite de brillants artisans de la pop (Abba, les Bee Gees). Mais à force d’opportunisme commercial, il sombre aussi dans les choré ringardes et les tubes ineptes… Les fans de rock vomissent une musique qu’ils jugent commerciale et superficielle, alors que ses adeptes y voient l’expression d’un hédonisme, d’une liberté et la revendication d’identités minoritaires (black, gay, féministe, trans, drag…). Retraçant la montée en puissance du disco au cours de la décennie 1970, puis son rejet à l’aube des années 1980, ce documentaire, nourri d’une foule d’archives, d’interventions d’historiens et de témoins de l’époque, tente d’y voir clair dans cette guerre culturelle. Dépeignant une Amérique en crise sur le plan social et identitaire, il montre avec subtilité, témoignage après témoignage, comment cette fracture a pu être ressentie différemment de part et d’autre, et comment son paroxysme a catalysé les tensions sociales mais aussi les pulsions homophobes et racistes, pas toujours conscientes certes, de la société états-unienne d’alors.

Réalisation :  Rushmore DeNoyeer / Etats-Unis /  2023

Disponible jusqu’au 30/06/2027